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Solo intégral de la Directe de l'arête Rouge en Face sud de la Barre des Écrins 4102

L'une des plus belles réalisations en solitaire que j'ai eu l'occasion d'œuvrer.


Un moment tendu et palpitant, ponctué de relâchement, qui dura 2h10 entre le départ de la rimaye et le sommet de la Barre des Écrins, en passant par la face Sud-Est Directe, une variante ouverte par Jean Michel Cambon et sa femme, rejoignant l'itinéraire historique au milieu, et se séparant à nouveau vers le haut.


Retrouvez le récit plus bas.

Une photo prise par des alpinistes Allemands très gentils


Présentation


La face sud de la Barre, on ne voit pas le bas du versant


La face Sud-Est des écrins est une longue face haute de 1300 mètres, et complexe de par son enchevêtrement d'éperons, de couloirs, et de faces raides. De nombreux itinéraires parcourent cette large face ensoleillée, comportant la grande classique du pilier sud, l'itinéraire le plus fréquenté. D'un niveau 5c maximum, sur un rocher moyen à bon, et surtout, à l'abri des chutes de pierres dans une grande majorité du tracé. On peut citer aussi la voie Reynier combinée avec la voie diagonale en démarrant par l'éperon de base, qui constitue une course variée et surtout proposant le plus haut dénivelé depuis le début des difficultés, de tout le massif des Écrins. Au total 1300 mètres.


La voie "Trilogie" : Éperon de base - voie Reynier - voie Diagonale


Les nombreuses autres voies sont pour la plupart plus sujettes aux chutes de pierres, au point de devenir des mythes. C'est le cas de la voie Gamma. D'une difficulté soutenue, proposant un itinéraire allant jusqu'à 6b+ avec très peu d'équipements, on peut dire qu'en terme de difficulté et d'engagement, c'est une voie phare du massif des Écrins. Le rocher y est excellent dans les parties raides d'après les répétiteurs. Mais les nombreux récits d'ascensions faisant part de chutes de pierres conséquentes ont rendu cette voie totalement oubliée, laissée à l'abandon. Ses dangers objectifs freinant les ardeurs des plus motivés.

Pour autant, il y a des périodes plus propices aux chutes de pierres, et d'autres qui limitent celles-là, du fait de l'absence de neige, d'un isotherme bas ou à l'inverse très haut évitant le cycle gel/dégel, et enfin l'absence de vent. Toujours est-il que trouver la bonne fenêtre est très difficile.

Voila le topo disponible. Pour autant, un doute subsiste sur l'itinéraire de la Directe, car il n'a pas l'air de correspondre avec celui de Cambon dans son topo en tracé... Affaire à suivre donc ! Pour autant la ligne ci dessus, en bleu, est très logique. Il parait probable que Cambon soit passer plus à gauche.


Enfin, toujours exposée aux chutes de pierres, l'arête rouge. Une voie classique, historique, qui a été gravie en 1921 par Jean Vernet, et réalisée pour la première fois en solitaire intégral par Éric Stofer en 1931. C'est une course sur un pilier évident, qui traverse la Gorge des Écrins, véritable réceptacle de toutes pierres venant du sommet. Ainsi c'est un itinéraire peu fréquenté mais très intéressant du point de vue escalade. Jean-Michel Cambon, en 1971, avec sa femme et Bernard Francou, ont tracé deux variantes, dans le bas et dans le haut. Faisant presque une voie à part entière et augmentant légèrement la difficulté globale. Ainsi, sur 1200 mètres, l'escalade est d'un niveau maximum 5c avec des passages plutôt courts. La difficulté moyenne étant surtout des passages en 3+/4. L'homogénéité de l'itinéraire en termes de difficultés rend cette course plus agréable que le pilier Sud.


Voilà pour la présentation de la face Sud-Est de la Barre des Écrins.

Voila le topo que j'ai tracé la veille de la course sur l'une de mes photos


Introduction


C'est donc en cette magnifique journée du mardi 28 août 2018 que j'ai réalisé l'ascension de la directe de l'arête Rouge en solo intégral en démarrant du pré de madame carle.


Je voulais depuis longtemps réaliser un solo dans les Écrins. C'est une pratique que j'affectionne particulièrement, qui m'apporte beaucoup. Mise à part quelques petites arêtes faciles comme à Roche Paillon, au Pic du Glacier Blanc, etc, petite est mon expérience dans ce domaine. Ma plus belle réalisation antérieure étant l'arête nord du Pelvoux en 1h23. J'affectionne également le temps que je mets à monter. C'est un paramètre auquel je suis attaché, la vitesse étant un vecteur de plaisir, de liberté dans la gestuelle et dans le corps, mais aussi de performance. Cette performance se concrétisant moyennant une pratique régulière en endurance. C’est donc en somme un moyen de profiter de la caisse qu’on a, et de se confronter à devoir être le plus efficace possible. Ainsi on prend autant de plaisir que d’enchainer un beau 8a après de nombreux essais.

> Aller le plus vite possible en montagne, pour un coureur, représente en quelque sorte un moyen de se placer au sein d’une échelle de difficulté.


Et puis, en étant le plus léger possible, j’ai souvent instinctivement envie d'aller vite. Il faut dire aussi, que plus vite on est en haut, mieux c'est en matière de risques objectifs (chutes de pierres entre autres…) !


En tout cas, j’éprouve un plaisir étrange à danser sur le rocher avec fluidité, tout en restant le plus concentré, le plus lucide, pour faire les choix les plus méthodiques, ceux qui me feront rester en vie. Car ainsi le solo est fait. La chute est synonyme de mort, cette dernière étant donc proscrite.


Pour son histoire, ses dimensions gargantuesques, pour le fait qu'elle débouche sur le sommet le plus haut des Écrins, j'ai décidé de me lancer dans cet itinéraire de la directe de l'arête rouge. Un itinéraire que peu de mes collègues ont fait, qui est peu reprit, et dont les infos sont limitées. Malgré tout le topo de c2c est bien fait, quand même il faille toujours garder un certain flair dans ce genre de face. Ce n'est pas une voie extrêmement difficile et malgré la proximité du parking, l'engagement y est certain. Les chutes de pierres y sont nombreuses, le réseau téléphonique inexistant, la retraite délicate, le rocher est moyen. Il faut contrairement à d'autres escalades très difficiles comme à l'Olan, être muni de crampons pour effectuer la descente de l'autre côté, par la voie normale en redescendant le Glacier Blanc. Et l'altitude peut aussi jouer un rôle sur la performance physique. Les difficultés techniques sont modérées si on la compare à la Gervasutti à l'Olan, à la Cambon Francou au Pic Sans Nom, mais ce n'est pour autant pas un style de course à prendre à la légère. Tout peut vite devenir plus compliqué que prévu.


La préparation


C'est alors que depuis une semaine j'y pense. Le créneau se confirme au fur et à mesure des journées. Je m'organise pour avoir un jour de repos la veille. Je m’empreigne alors de la voie, du tracé, j'essaye de faire corps avec l’itinéraire. Le lundi 27, la veille de la course, le repos est quasi total, ce qui m'aide et me permet de rentrer dans une concentration de pré-ascension, un paramètre essentiel pour avoir l'esprit disponible et efficace. Les recherches des topos sont approfondies au maximum. Ayant travaillé sur l'arête Sud du Petit-Pelvoux le dimanche, en allant jusqu'au sommet de la Pointe Puiseux, j'ai une photo récente de la face prise le matin au sommet. Elle est complètement sèche. Quasiment aucune tache blanche, ce qui à mon sens est un facteur positif concernant les chutes de pierres. Moins il y a de neige, moins il y aura de pierres relâchées par cette matière éphémère. Le permafrost prendra alors le relais mais dans une moindre mesure. A la maison je trace l'itinéraire sur la photo prise au Pelvoux, avec le texte en parallèle afin d'être le plus juste possible. Mon cerveau enregistre tous les éléments clés, importants, qui doivent être ancrés pour le lendemain, ce qui facilitera la prise de décision lors des nœuds décisionnels.


J'avais prévu de dormir au pré de madame carle, mais ma voiture étant bloqué pour cause de mécanique, je dois me résoudre à partir de l'appartement le matin même, avec la voiture de ma copine.


C'est étrange, mais le stress était immense le dimanche et les jours d'avant, et le fait d'avoir minutieusement préparé la course en cette journée du lundi m'a apporté une sérénité et une motivation rassurante, rationnelle. J'ai envie d'y aller, même si la peur est présente.


Le matériel

Comme matériel je prends :

- une frontale

- une paire de chaussons conforts

- un sac à dos 30l en tissu ultraléger, pesant 60 grammes au total

- Des baskets de trail type FujiTrabuco, une paire de chaussettes

- Des crampons aluminium à lanières

- Un pantalon

- Un manche longue

- Une doudoune légère

- 1,2 litre d’eau

- Un sac à magnésie léger

- Gants très fins

- Un casque

- Lunettes soleil

- Un Iphone 5s pour le topo et prévenir les secours si réseau…


Tout est maximiser vers la légèreté, donc pas de trousse pharmacie, pas de baudrier, pas de radio, pas de vêtements lourds, pas de corde… C’est un choix qu’aujourd’hui (2020), je nuancerais en prenant la radio. Car c’est primordial, si je m’étais blessé, je n’aurais pas pu prévenir les secours. Il aurait fallu que j’attende le soir avec l’alerte de ma copine.


Le jour J


A 5 heures du matin je pars du pré de madame carle, avec ma frontale. La lune est quasi pleine, mais elle est cachée par le Mont Pelvoux. Arrivé au croisement entre le Glacier Blanc et le Glacier Noir, je me rends compte que j'ai oublié mon sac à magnésie. Premier nœud décisionnel.


Que faire ? Retourner à la voiture et perdre du temps et de l'énergie, se mettre en retard sur l'horaire ? Ou grimper sans ? Je suis atrocement partagé entre les deux. C'est une face sud, il va faire chaud. Mes doigts transpirent beaucoup, dans certaines sections le rocher est annoncé lisse. C'est sûr j'aurais besoin de la magnésie, ce sera plus confort, rassurant aussi. En même temps une demi-heure de perdu, par rapport aux chutes de pierres, c'est un risque en plus. Et puis, la magnésie, je peux m'en passer, le niveau n’excédant pas le 5c. Décision est alors pris de continuer sans sac. C'est toujours 50 grammes de gagné !


Je remonte la moraine du glacier noir et croise au bivouac des Balme de François Blanc, deux frontales. Je vais vers eux afin de leur demander vers quelle voie pensent-ils aller. Pour savoir si je dois éviter de jeter des pierres n'importe où, n'importe comment ! Et au fond de moi, je me dis que si l’un d’entre eux possède un sac à magnésie, je pourrais peut-être gentiment leur demander. Heureusement pour les pierres et malheureusement pour la magnésie, ils vont au Coolidge. Je leur souhaite bonne ascension et continue ma route.


Je descends sur le glacier noir et prends rapidement pied sur la neige. Peu de temps après, la pente se raidie. Il faut sortir les crampons.

A 6h03 j'arrive à la rimaye, soit une heure après être parti. Celle-ci n'est pas simple mais globalement en louvoyant j'arrive à rejoindre le rocher par une roture (séparation neige/rocher). Je garde les crampons pour passer une deuxième section de neige, pour ensuite atteindre définitivement le rocher. J'enlève les crampons et c'est à 6h10 que commence l'ascension.


La pleine lune aide à se repérer, et c'est sans difficulté que je parviens à rejoindre le début du Pilier Sud, commun avec la directe. Quelques relais ici ou là servent de repère. Très vite je laisse le pilier sud à gauche et pars à droite dans les gradins situés à l'aplomb même de la Gorge des Écrins. C'est l'endroit que l'on pourrait caractériser comme étant le plus dangereux de l'itinéraire, recevant tous les débris granitiques de cette partie des Écrins. Heureusement l'horaire est bon, le soleil n’étant toujours pas levé. Rien à signaler dans les parages, aucune chute. Je remonte ces gradins rapidement, et repère le dièdre blanc, dont parle le topo, qui est le passage depuis lequel les difficultés commencent.


Je rejoins le pied de ce dièdre et troque mes grosses pour des chaussons. J'ai pris la décision de grimper en chaussons, pour être le plus efficace possible et de mettre toutes les chances de mon côté. Le soleil commence à se lever, il ne pointe toujours pas le bout de son nez. Ce dièdre blanc m'inquiète par sa raideur. Le début des difficultés de l'arête rouge étant caractérisée par une rampe de gauche à droite, il y en a une en dessous. Et conformément à la photo de C2C, je suis, en bon mouton de Panurge, le tracé. Mais vu la raideur du dièdre je ne peux m'empêcher de me poser la question. Et si ce n'étais pas là, comment vais-je faire pour désescalader si c'est trop dur ?

Le passage est normalement côté 5b. Je m'engage alors dans ce ressaut d'une dizaine de mètres.


Le contraste est assez saisissant entre le socle est la raideur de ce passage, et ma crainte est toujours présente. Puis, de prise en prise, je me rends compte que tout est là pour passer confortablement. Le rocher est bon, c'est bel et bien 5b. C’est bien ici, car peu de temps après, je croise des sangles, puis une autre, et enfin une paire de crampons.

J'arrive dans un passage un peu plus raide dans cette première rampe de gauche à droite. En dessous de moi, je vois une rampe allant vers la gauche, comme le topo le prévoit. Deuxième nœud décisionnel. Continuer donne envie, c'est logique. Mais j'ai quand même l'intuition que la bonne rampe à prendre se trouve en contrebas. Je scrute alors la description du topo avec le plus d'attention possible. La photo est très utile dans ces cas-là, avec un rajout de contraste elle permet de bien comprendre les reliefs. Difficile malgré tout d'être sûr. Est-ce légèrement plus haut ?


Je décide de redescendre et de m'engager sur cette rampe. Elle est barrée avec un ressaut raide fissuré. Je me rétablis et pronostique la suite. J'espère que c'est la bonne mais j'ai un doute ! Je monte sur un bitard qui sonne creux, je continue à remonter cette rampe, et enfin après de nombreux moments de doute j'arrive au pied de l'arrête rouge, rejoignant l'itinéraire classique. La pression baisse considérablement même je suis encore exposé aux chutes de pierres. L’essentiel étant que je sois au bon endroit ! Je n’ose imaginer commencer à me retrouver perdu dans une mauvaise rampe qui mènerait à un cul de sac…


A partir de là, l'ascension est basée sur le plaisir, le topo est parfait, et le cheminement logique, même si comme toujours il y a des passages où l'on se demande si c'est un peu à gauche ou un peu à droite. On y arrive.


Dans l'itinéraire, seul perdu dans un océan de roche ! Le passage après la zone d'éboulis


Je ne peux m'empêcher de penser à Karékine Gurékian qui, en 1941, a gravi l’arête rouge en solo tombe malencontreusement. Il a su, par je ne sais quelle prouesse ou chance, se rétablir sur une vire, comme un chat ! Je ne veux pas essayer en tout cas !


Et je ne peux également m’empêcher de penser aux premiers ascensionnistes. C’est quand même impressionnant de les imaginer à l’ouverture. Quand on ne sait pas que c’est du 4+, on a un sérieux doute sur la possibilité de passer en libre avec les grosses. Ils avaient du cran, c’est sûr…


J’arrive dans la zone d’éboulis après l’immense partie continue et raide.

C’est une grande vire en rocher pourri jouant le rôle de carrefour entre la voie originale partant sur la droite, et la directe de 1976 partant sur la gauche, empruntant un éperon évident.


Comme le topo l’indique je passe sur le flanc gauche, à l’ombre. Heureusement car le soleil commençait à chauffer mes pieds. Le rocher est très sableux, çà doit être une zone d’éboulement, et puis la neige est restée tard en saison. Avec des pluies faibles çà n’a pas arrangé les choses…

10 mètres à gauche du fil, je remonte un système de fissures qui me mènent en haut de l’éperon.

Je croise un piton, c’est toujours rassurant ! Même si c’est un « piton de but », planté lors d’un d’un demi-tour…Ce dernier semble malgré tout correspondre au bon itinéraire.


En arrivant en haut de l’éperon, j’aperçois le dernier passage difficile. Un très court ressaut fissuré, très raide, côté 5c par Cambon. Je me concentre au maximum, souffle un coup, et j’escalade détendu ce crux haut perché dans la face de 1300 mètres.


La suite est alors beaucoup plus facile. Dans des couloirs sableux ponctués de rochers parfois médiocres, l’itinéraire est intuitif et ludique.

Une succession de couloirs allant en premier lieu en diagonale gauche puis de gauche vers la droite en seconde partie, me mènent avec un bonheur considérable au sommet de la Barre des Écrins. Il est 8h20, je n’aurais mis que 2h10 pour grimper le mur. C’est fini.


Le sommet


Le temps est exceptionnel. La veille je pensais à ce moment là et j’y croyais. Ce moment où on est au sommet, sur lequel on peut enfin se dire « çà y est, c’est fait ! ». Un moment de relâchement, de lâcher-prise, où, dans sa condition d’homme vulnérable, épris d’aventure, on revient d’un parallèle avec le risque ultime, non sans émotions.

L'arrivée au sommet toujours aussi unique...


Deux allemands sont présents. On discute alors de tout et de rien. Du massif, des sommets. Je leur fais un petit tour d’horizon. On se prend mutuellement en photo, puis je reste quelque temps, seul, à admirer la beauté et apprécier ce moment rare que l’on ressent après avoir réalisé un tel accomplissement.


Il est temps de descendre. Celle-ci se fait par la voie normale des Écrins. Je la connais par cœur et je prends un malin plaisir à parcourir celle-ci en courant. Sur le glacier la foulée s’allonge pour que ce mauvais moment, seul sur un glacier, soit le plus court possible !


En descendant, la forme est là. Je me dis qu’il serait possible d’enchaîner avec autre chose. Une trilogie par exemple. C’est en faisant ce genre d’ascensions que l’on augmente sans arrêt son curseur d’aisance, que l’on ambitionne des projets plus longs et techniques, avec souvent plus de prise de risque, et/ou de dangers. Il faut être vigilant à ne pas brûler ses ailes trop tôt. Car même si l’expérience compense les risques, les dangers, eux, sont toujours là.


Étant donné que mes acquis dans ce domaine restent faibles, et que cette sortie m’a déjà satisfaite, je laisse de coté mes ardeurs orgueilleuses et m’empresse de retrouver la terre ferme.


Conclusion


Cette journée n’est en aucun cas un exploit, les moins frileux auraient eu un projet plus difficile. Mais ce fut pour moi une journée extra-ordinaire, c’est le moins que je puisse dire. je suis très content d'avoir pu réaliser l'un de mes rêves, cet itinéraire était à la hauteur de mes attentes. Je voulais rassembler les difficultés suivantes : un itinéraire long, en rocher moyen, que je ne connais pas. Tout cela en grimpant vite et léger. Comme récompense pour ce rêve réalisé, je m’offre une immense coupe de glace au chalet hôtel d’Ailefroide !


Une belle expérience donc, les solos étant source de magie intérieure. Ceux-ci restent des moments exigeants, rares et il faut qu’ils le restent !



Les horaires détaillées :

Départ 5h du pré

Arrivée rimaye 6h03

6h07 passage de la rimaye

6h10 départ réel

8h20 au sommet

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