Une bonne cordée ( ?)
(par un amateur non pro)
Ceci est un récapitulatif de ce qui est à faire pour chacun des membres d’une cordée efficace et sûre, il représente ma propre vision des choses, s’ajoute à ce récapitulatif quelques techniques de base à ne pas négliger (présence du mashard à la fin du rappel, etc…).
Ce récapitulatif n’est pas un descriptifs de ces techniques bien trop nombreuses pour figurées ici, elles le seront donc dans un autre tableau qui paraîtra ultérieurement. (Elles sont maintenant traitées ici : Conseils pour l'alpinisme)
1] A faire par le premier de cordée :
- Communiquer régulièrement pour anticiper la mise en place du relais (longueur de corde…).
-Bien communiquer sur la mise en place du relais, et les différentes étapes qui la suivent
(afin que le second puisse se préparer).
-Bien tendre la corde lors de l’assurage du second, afin d’éviter tout facteurs de chocs importants.
-Si le temps le permet, mettre en place clairement le matériel pour le second (Par famille : Friends, coinceurs, sangles, pitons à une place bien distincte).
-Lors de l’arrivée du second, faire gagner du temps en aidant à la mise en place du matériel.
-Prendre le reverso du second et mettre en place l’assurage pour le départ du second en premier de cordée.
-Vérifier la totalité du matériel donné, ainsi que les facteurs accordant une évolution en sécurité
(nœuds, assurage, relais).
2] A faire par le second :
-Se préparer à grimper dès lors que le premier est en sécurité.
-Bien communiquer le départ, et les différentes choses concernant sa position.
-A l’arrivée au relais, se doter directement du matériel du premier.
-Vérifier la totalité du matériel donné, ainsi que les facteurs accordant une évolution en sécurité
(nœuds, assurage, relais).
3] A Faire par l’un et par l’autre :
-Glacier : 15 mètres minimum, plus si gros risques de chutes en crevasses.
Nœuds possibles espacés de 2 à 3 mètres, et de 5 à 6 mètres entre les membres.
Réserve obligatoire pour les deux membres afin de pouvoir réaliser un mouflage,
ou de pouvoir réaliser un étrier, ou encore de pouvoir pendre ces skis en bout de corde pour s e délester.
Et très important : bien tendre la corde
(une corde TENDUE ne doit pas être molle).
-Pente raide facile : 3-4 mètres maximum.
-Corde tendue arête AD : une trentaine de mètres avec deux points d’assurance entre ou si l’on possède
une corde de 50 mètres alors 50 mètres entre des longueurs plus dures, en anticipant la quantité de matériel restant,
et en réalisant un relais AVANT de ne plus rien avoir.
-Autres terrains.
-De pouvoir pallier à un passage difficile sans en ressortir éprouvé.
-De pouvoir continuer une course où l’horaire est augmentée à cause d’un contre temps.
(Compagnon blessé, verglas présent rendant l’escalade plus lente, etc…).
- de manière efficace :
>Position (deux protections minimum en corde tendue dans un terrain facile).
>Façon de l’avoir mise (un friend mal mis prendra du temps à être retiré par le second).
-Et rapide :
>clippage du mousqueton (s’entraîner en amont, en particulier avec les nouveaux mousquetons légers)
> clippage de la corde avec des gants épais (peut être problématique lors d’un passage difficile).
>Choix de la protection à mettre : pour cela un gros travail d’anticipation (de loin, repérer les lignes de faiblesses propices à une protection, en résultera le choix de la protection envisageable qui conviendra à cette faiblesse : donc connaître les tailles des cablés, des friends, des pitons, et connaître les différentes technique de points d’assurage : c’est-à-dire comment mettre un piton, quelles sont les différentes façons de mettre un friends, un cablé, etc…).
- A deux, lorsque les deux (ou plus) sont au relais :
>Ranger son baudrier de manière claire et concise.
>Mette en place l’assurage du premier.
- A deux lorsque l’on descend en rappel :
# Lors de l’arrivée à un relais pour effectuer un rappel :
>se vacher
>et se désencorder (pour le premier : après avoir mis en place l’assurage du/des second(s)).
# Lors du rappel et l’arrivée au deuxième relais pour un deuxième rappel :
>se vacher en dessous des brins de rappel (pour ne pas gêner le rappel du brin à ravaler),
toujours laisser en place le mashard (afin que le rappel soit fermé, au cas où le deuxième ai un problème (inconscience), et pour faciliter l’arrivée du second dans un rappel en traversée).
> Après tout cela, passer dans le maillon rapide le brin de la corde que l’on va ravaler, et lorsque tout le monde est vaché, ravaler la corde.
Tout le monde aide :
>L’un tire le brin à ravaler
>L’autre fait coulisser à la même vitesse le brin passant dans le maillon rapide,
jusqu’à ce que le nœud de jonction bloque le système, ainsi la corde à ravaler sera le brin contraire que précédemment.
ETC…
En BREF pour être plus RAPIDE :
-Faire le transfert du matériel sans perdre de temps et avoir l’habitude de transférer le matériel efficacement (sans faire tomber quoique ce soit, donc de manière sereine mais fluide et rapide).
-Avoir une condition physique optimale (selon son objectif),
une bonne endurance (entraînement foncier).
-Avoir une bonne technique d’ascension (se sentir à l’aise en terrain montagne, donc pourvoir être debout sans peurs sur une arête, avoir le niveau suffisant en escalade pour franchir les ressauts les plus difficiles, être à l’aise dans de l’escalade facile type grade IV ou V, où l’on pourra alors évoluer très rapidement).
-Avoir relu plus d’une fois la topologie permettant alors de pouvoir prendre plus rapidement une décision quant à l’itinéraire à suivre.
En BREF pour être en sécurité :
- Avoir un matériel entretenu (limer ses crampons, piolets et broches).
- Avoir un matériel que l’on connait (longueur corde, utilité et inconvénients des mousquetons légers, etc...)
-Bien ranger son matériel :
> aussi bien au refuge, afin de ne pas se tromper de matériels avec une autre cordée.
> lors de la sortie, afin d’éviter un accrochage avec les crampons, piolets, becquets,
et pour favoriser un échange du matériel de façon sereine et rapide.
Du temps de perdu, c’est généralement du temps de gagné :
Par exemple prendre le temps de ranger son matériel peut éviter de bloquer une sangle pendante sur un becquet en corde tendue, et ainsi provoquer une paralysie de la cordée, rendant le premier de cordée mal à l’aise surtout s’il est dans un passage difficile. Mieux vaut ranger que stresser.
Autre exemple lors d’un rappel, bien délover les cordes pour qu’elles puissent être jetées en toute fluidité évitera de ravaler les brins où d’innombrables nœuds devront être dénoués. Mieux vaut délover que dénouer.
Autre exemple en marchant, une sangle d’un crampon qui pend peut facilement vous déséquilibrer, pourquoi ne pas la nouer correctement dès la mise en place du crampon ? Mieux vaut attacher que tomber.
Savoir prendre le temps de bien faire les choses en aval, c’est éviter de stresser en amont.
Autre idée : savoir grimper du 8a en falaise ne donne pas le passeport pour grimper du grade V en terrain aventureux dans un cadre Haute Montagne (un grimpeur alsacien évoluant dans le 8a m’avait confié ces appréhensions dans le grade V en Haute Montagne, qu’il « flippait »).
D’autres sont autant à l’aise en falaise de basse vallée qu’en montagne, il faut alors en profiter. Le niveau moral est un facteur décisif.
Bien sûr je ne prétends pas mettre toujours en application tous ces préceptes, mais ces intégrations me servent souvent à répondre à mes questions lorsque je me remets en cause. Car il est important si l’on souhaite progresser de pouvoir remettre en cause sa façon de pratiquer la montagne.
Les stages proposés par les différentes fédérations sont de très bonnes écoles. De mon côté, les guides qui m’ont encadrés (à la section sport-nature de Die, 3 ans, sorties régulieres, dans le groupe départemental Alpinisme de la Drôme, 4 stages, enfin dans le Groupe Espoir de la FFCAM des Hautes Alpes, 4 stages, m’ont maintes fois prouvés que je ne faisais pas les choses de manière correcte. Ils m’ont chacun appris ce qu’ils savaient.
Entre autre, chaque guide possède ses propres techniques, ces techniques peuvent alors différer d’un guide à l’autre, il faut alors savoir éclaircir les cas complexes, et appliquer celles qui nous conviennent le mieux, et qui nous paraissent être les plus efficaces personnellement.
Désormais chacune de mes sorties me sert de test en appliquant ces idées.
Ce récapitulatif ne se veut en aucun cas être une vérité générale, seulement une vision subjective d’une philosophie d’évolution en montagne. Ce sont des suggestions de procédés à mettre ou non en place par vos propres soins.