Voie des Parisiens
Le 13 juillet 2012
De retour dans le diois natal, et pas par n’importe quel moyen : en vélo ! Quelques 178 kilomètres ponctués de 4 très beaux cols (Lautaret, Ornon, Saint-Sébastien, Menée). Une jolie bavante à apprécier, sur des routes le plus souvent désertes, sauf la section jusqu’à Bourg d’Oisans. Après quelques heures d’efforts sous un soleil radieux, me revoilà donc à Châtillon.
Le lendemain 7 heures, il pleut légèrement, Pierro arrive, que faire ? La décision est malheureusement prise, nous partons pour Pennes le sec et ses jolis couennes. Mais le passage du col et la vue qu’il offre nous amène à de nouvelles interrogations, car le ciel bleu progresse vers l’ouest. Changement de cap radical, nous nous dirigeons maintenant vers notre objectif de base : les Trois Becs !
Et quelle bonne idée, les gouttes n’étaient que de simples figurantes dans ce spectacle anticyclonique ! C’est donc parti pour la Pelle, et sa voie historique ouverte en 1961 par quelques célèbres Parisiens, forcement.
Au départ un ensemble de matériel laissé au pied, nous n’allons pas être seuls ?
A l’arrivée au deuxième relais, effectivement, un couple s’équipe et par de même dans cette ligne.
La fissure en 6a+, athlétique.
Une escalade comme je les aime donc, louvoyante, ou plutôt évitant les difficultés, maline aussi (ou plutôt donc, puisque c’est malin d’éviter ces gros bombés instables). On ne peut que penser aux premiers ascensionnistes, comme d’habitude, mais encore plus ici car cette réussite fut une véritable première, elle repoussa de nombreuses barrières psychologiques, et permit par la suite de voir un nombre important de première ici et là par les grands de l’époque…
Au quatrième relais je crois
La cinquième longueur, où les chocards nous ont violament attqués
Dans la fin de l'avant-avant dernière longueur, 6a+
Avant dernière longueur
Une escalade comme je les aime aussi car c’est une escalade classique en fissures ou dalles fissurées, avec parfois des prises qui s’en vont, en clair du rocher qui demande de l’attention, pour ne pas dire pas top, à l’image des pitons qui envahissent la voie. Mais c’est plutôt ces spits qui sont envahissants, personne ne les demandent (à moins que ?). Quelques relais inutiles aussi qu’il faudrait mieux enlever pour « faire du propre ».
Un tracé élégant donc, dans une paroi qui, de loin, intrigue, mais quelle paroi n’est pas intrigante ? En tout cas chapeau à ces pionniers d’ailleurs, qui ont apportés dans cette falaise que le meilleur !
PS : Le topo Camp to Camp correspond bien, le tracé de Manu Ibarra est parfois faux, surtout au niveau des longueurs des longueurs.
Merci Pierro !
Le lendemain direction Pipe line pour une cinquième répétition, toujours aussi classe : allez-y !