Benjamin Védrines, montagnard passionné,
vous invite à partager sa montagne, à travers des articles originaux et informationnels.
Pierre Allain à la Meije
Le 26, 27, 28 et 29 juin 2012
Trois belles journées passées sur le granit de la vallée des Etançons.
Une première sortie pour atteindre la Pointe des Aigles par son arête Ouest, une belle arête en très bon rocher, homogène et très intéressante pour s'entraîner à évoluer en corde tendue.
Un chocard pose avant de nous attaquer pour protéger son nid
A l'attaque de la Pointe des Aigles
Mat tranchant le ciel gris de son orange vif
Mais l'ombre fini par gagner...
Deuxième partie le lendemain cette fois-ci sur l'arête Ouest du Pic Nord des Cavales. Encore une très belle ascension. Certains diront que l'homogénéité est moins présente que sur l'arête Ouest de la Pointe des Aigles. C'est vrai, un passage raide du à un éboulement passé est le passage clé. Mais son rocher excellent et ses passages variés la rende à mes yeux plus esthétique.
Benj dans les belles cannelures de l'arête Ouest du Pic Nord des Cavales
Gymnastique sur le bon rocher du coin
Entraînement des secours en montagne pour être au top !
Petite pose devant l'objectif du lendemain.
Et enfin, pour goûter à la cerise sur le gâteau, nous dormons au refuge du Promontoire où Nathalie nous accueille si gentiment, afin de pouvoir le lendemain aller gravir le sommet surplombant ce promontoire : le Grand Pic de la Meije. Tout cela par l'une des voies historique majeure du massif : la directe Sud, alias la voie "Pierre Allain".
Voila un topo personnel. Il correspond au tracé que nous avons suivi.
Comme prévu un très bel itinéraire varié, où le flair est de mise, bien que l'ensemble soit assez logique.
Dans la fissure raide de droite au friend coincé.
Dans la traversée "sur une vire".
A l'entrée de la cheminée verte.
Passage raide sur la gauche de la cheminée après la traversée horizontale pour éviter "le pire".
Dans la deuxième longueur après la vire, qui suit la ligne de fissure.
Dans la partie finale, la longueur avant la traversée à droite sous un dévers.
Notre cordée à parvenue à ne pas se perdre dans tous les passages possibles, et 7 heures quand même nous furent nécessaire pour nous hisser au sommet sous les yeux de la statue de Marie. Une première donc, pour cette année où les conditions antérieures ne pouvait pas forcement permettre une ascension confortable.
Bien tranquille là-haut, au dessus de tout !
Un grand merci à Nathalie et sa générosité chaleureuse.
A bientôt.